Requiem for a drink...

 

« Et Octobre vient de passer en coup de vent... », chantaient les Cowboys Fringants, ton groupe préféré…

 

Voilà 1 mois, 1 foutu mois interminable est passé, 1 mois qu’on essaie de réapprendre à vivre sans toi et ta rônu attitude, mais aussi et surtout ton engouement sans vergogne qui te caractérisait tant.

 

Tu laisses un grand vide parmi nous, presque aussi grand que celui entre Řezáč et nous à la Trans’, et sans doute aussi vide qu’une bouille d’apéro – que tu t’évertuais à préparer, et à boire – un lendemain de soirée mondaine à Nondance.

 

Qui pour gueuler qu’on est toujours en retard ? Qui pour m’insulter d’aller m’entraîner en ski écailles ? Qui pour nous battre à l’Engadine ?

Et qui pour nous offrir l’incontournable mousse d’après séance ? Qui pour faire revivre les soirées étudiantes chapelandes le jeudi, à en faire pâlir celles des grandes métropoles ? Qui pour nous faire voler vers la victoire (ou plutôt sauver les meubles) lors des plus grands rendez-vous régionaux et internationaux (et autres branlées dominicales) ?

 

On n’a pas fini d’en prendre, mais on tâchera de les prendre un peu plus avec le sourire, en se disant qu’on est bien chanceux nous, malgré tout, d’avoir encore l’occasion de se faire déposer par Roy, Bedez les infatigables, les ptits jeunes frelons et tous les étrangers (affreux vosgiens, maudits savoyards, pouets d'helvètes et consorts…).

 

Alors voilà, il va bien falloir aller de l’avant et remonter sur ces maudites planches, dès que tu auras daigné nous faire tomber un peu d’or Blanc de là-haut. L’hiver Approche.

 

On y ira c’est sur, peut être l’estomac noué (cette fois pas qu’à cause de la fondue-goutte-goutte-goutte de la veille), surement l’œil un peu humide, mais c’est pas pour autant qu’on n’aura pas la rage d’astiquer ces cons d’Originhaut, Skiscool, et j’en passe…

 

Dans le fier mur du team Exksi monté avec nous piètres plottets, tu es venu couler le ciment qui nous liera à jamais à chacun de tes coéquipiers, qui sont très fiers de toi et te remercient infiniment pour ce bout de chemin passé en ta compagnie.

 

Puisses-tu nous faire fuser cet hiver, à ton image, comme une étoile filante…